Exercice de dessin d’observation, 2008
septembre 23, 2009

Voici un petit exercice, fait l’an passé au stylo bic, d’après une toile de Léonard de Vinci. Bien que je travaille rarement le réalisme dans mes oeuvres, j’aime garder la main. Je fais donc régulièrement des exercices de dessins d’observation et comme celui-ci était numérisé, j’ai décidé de le publier, parce qu’il est amusant.
Portrait de Pascal Larouche, auteur compositeur interprète, 2007
septembre 14, 2009

Voici un portrait dont je suis particulièrement fière, une commande qui m’a été faite pour la campagne de publicité d’un spectacle de Pascal Larouche, un auteur compositeur interprète de Québec. L’image a été faite d’après la pochette du mini album intitulé collage. Cette toile est sortie tout d’un trait, efficace tout de suite, le genre d’événement qui rentabilise une décénie d’efforts… Vous pouvez aller voir son myspace au:
http://www.myspace.com/pascallarouche
c’est intéressant, il ya plein de chansons et de vidéos. À voir.
NB: toute ressemblance entre le dit sujet et l’artiste visuelle faisant l’objet du présent article est totalement fortuite. Aucun lien fraternel n’est la cause du dit contrat, seule une bonne capacité d’exécution dans le domaine pictural l’explique.
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sérigraphies, 2004
septembre 6, 2009
Voici des autoportraits en sérigraphie réalisées dans la période où je me mutais avec des singes. J’en ai fait plusieurs, en voici deux, plus efficaces que les autres. L’autoportrait revient de façon cyclique dans mon travail. J’ignore pourquoi, mais je laisse venir, élément clé de ma démarche. J’obéis aux pulsions, et suis ainsi mon propre chemin, obstinée, convaincue que cette route qui est la mienne est la seule à suivre (que je suis spirituelle…) .
Fait intéressant: la sérigraphie s’écrit sans e à série, contrairement à ce que l’on pourrait penser. C’est que le terme ne vient pas de série mais de soie. Jadis, les écrans de sérigraphie étaient faits de soie. Aujourd’hui, ils sont recouverts d’un matériau synthétique. Cela explique donc que plusieurs personnes font une faute d’orthographe en écrivant ce mot. Pensez-y!


Voici la plus spectaculaire de mes sculptures. Elle mesure environ 10 pieds. Je l’ai fait enceinte de mon premier enfant. C’était approprié de faire ce genre de travail de longue haleine, ça me faisait penser aux femmes qui brodent ou tissent de la dentelle pendant des heures. Sauf que, attention, tisser des cure-pipes durant de trop longues périodes fait faire des chutes de pression…Je me suis donc évanouie vers la fin mais j’en garde de beaux souvenirs…La question du combien de temps revient toujours. Disons que ça prenait environ une demie heure tisser un carré de la grosseur d’une feuille mobile. Quatre carrés joints ensemble donnent la circonférence de ce monstre quasi intransportable. Maintement, il constitue une énorme déco très difficile à épousseter dans mon salon. Je l’adore, j’en suis toujours fière. Il est énorme et fragile, il chambranle. C’est une caractéristique de mon travail en sculpture. J’aime les objets qui branlent, je trouve qu’ils ont l’air émotifs, prêts à s’effondrer sous la moindre secousse…


dessin de 18 pieds
août 26, 2009
Un jour, un professeur d’université avait dit qu’un de mes dessins était trop petit. J’avais passé des heures et des heures, et chaque pouce était le fruit d’un travail acharné. Comme réponse, j’ai remis ce dessin pour le projet suivant. Mesurant 18 pieds de long, le professeur a eu de la difficulté à trouver un mur pour pouvoir l’évaluer… Ça c’est de la grande vengeance…

N’empêche que j’ai eu bien du plaisir à faire ce dessin, très gestuel. Faire un trait de 11 pieds est une expérience très physique. À droite du dessin, j’ai demandé à un garçon de se coucher sur le papier et je faisais le tour de son corps. Belle expérience… Un dessin qui n’existe plus, sauf en photo. Moi, je l’aime beaucoup.
Voici quelques détails.



Protéger l’enfant, 2006
août 6, 2009
Voici un tout petit tableau, un exercice de couleur devenu un tableau. Mon défi était de placer du pêche pâle dans ma toile, à partir d’un vieux dessin qui était sur le canevas. Moi, j’y vois une mère et son enfant, vous, c’est à votre guise, mais le pêche est intégré.
Protéger l’enfant, 14×18 pouces, 2006
Je pars pour les îles de la madeleine, donc, mon blog sera peut-être moins actif pendant une semaine. Merci de votre visite et je reviens, pleine de nouvelles couleurs.
Ascension ou descente, 2006
août 5, 2009
Après la période verte, la jaune, puis la rose, voici la violette, qui n’a pas duré très longtemps. Cette toile s’appelle «ascension ou descente». Une dame m’a déjà dit lors d’un vernissage qu’elle y voyait une énorme mamelle dégoulinante. Intéressant… mais non voulu.
Ascension et descente, 36×48 pouces, 2006
Improvisation au patriote, toile pour Nando, 2003
août 4, 2009
Voici une petite toile qui a une belle histoire. J’ai été à Paris en 2001 et j’ai rencontré un chanteur de jazz brésilien avec qui j’ai développé très rapidement, l’espace d’un voyage, une profonde amitié. J’avais promis de lui envoyer une toile, mais ne l’avais pas fait. Sept années plus tard (l’an dernier, si vous êtes forts en math), j’ai respecté ma vieille promesse et ai envoyé à Fernando, de retour au Brésil, cette toile, faite dans une soirée de peinture en direct au resto le Patriote. Elle orne maintenant les murs d’une vieille maison dans les montagnes au Brésil et Fernando y voit des symboles, des traces de rêves et des souvenirs heureux.
Improvisation au patriote, toile pour Nando, 24×30 pouces, 2003
tryptique simiesque, 2004
août 2, 2009
Voici trois toiles, qui ,ensemble, forment une oeuvre (tryptique) qui rappelle le singe (simiesque). Joli
La première s’appelle «Autoportrait femme singe au casque de moto». Je suis à la fois coupable et non coupable du ridicule de cette appellation, puisque je n’ai jamais vraiment voulu peindre cette figure. Cette forme apparaissait sur la toile quoi que je fasse. J’ai donc fini par assumer et présenter cet autoportrait ridiculisant.
Femme singe au casque de moto, 36×48 pouces, 2004
La balancigne, 18×36 pouces, 2004
Mère singe face au soleil, 30×36 pouces, 2004
Voici ma préférée des trois. Jeu. Voyez vous la matriarcale guenon? Si non, vous pouvez chercher le singe dans cette toile, passe-temps fort divertissant.
Merci à tous de suivre mes aventures,
Audrey Larouche
Flots et déversements
juillet 31, 2009

Flots et déversements, 2005, 60×84 pouces
Cette toile est ma plus grosse toile, elle mesure 5 pieds par 7 pieds et envahit le salon de Virginie Bouchard Boivin, qui l’a achetée. C’est le genre de tableau qui est sorti par lui-même de ma main. Le type d’oeuvre qui sort très vite, après une série d’oeuvres ratées. On est déprimé, on attend la venue de l’oeuvre qui sort toute seule, et quand elle arrive, on a peur que ça ne revienne plus. Je l’aime beaucoup. La réaction des gens est amusante devant ce tableau. Comme dans tous mes tableaux, le gens voient plein d’affaires, selon leur vécu. Moi, je joue beaucoup sur cet aspect, encore plus dans mon travail figuratif du moment. Je laisse des indices, des yeux, quelques possibilités de nez et votre cerveau fait le reste… Vous voyez comme je m’amuse? Dans flots et déversements, j’ai trouvé drôle de voir plusieurs garçons voir dans la toile une moto, un skidoo ou un moteur d’auto. Un spectateur m’a même montré toutes les pièces du moteur de la moto sur ma toile.
Simple fabulation? Force de l’imagination? Est-ce que les gens voient tout d’abord ce qu’ils veulent voir sur les tableaux?
Non, c’est en vérité un gros mécanicien musclé et sale qui se cache en moi et me souffle à l’oreille des connaissances viriles.