Protéger l’enfant, 2006
août 6, 2009
Voici un tout petit tableau, un exercice de couleur devenu un tableau. Mon défi était de placer du pêche pâle dans ma toile, à partir d’un vieux dessin qui était sur le canevas. Moi, j’y vois une mère et son enfant, vous, c’est à votre guise, mais le pêche est intégré.
Protéger l’enfant, 14×18 pouces, 2006
Je pars pour les îles de la madeleine, donc, mon blog sera peut-être moins actif pendant une semaine. Merci de votre visite et je reviens, pleine de nouvelles couleurs.
Ascension ou descente, 2006
août 5, 2009
Après la période verte, la jaune, puis la rose, voici la violette, qui n’a pas duré très longtemps. Cette toile s’appelle «ascension ou descente». Une dame m’a déjà dit lors d’un vernissage qu’elle y voyait une énorme mamelle dégoulinante. Intéressant… mais non voulu.
Ascension et descente, 36×48 pouces, 2006
Improvisation au patriote, toile pour Nando, 2003
août 4, 2009
Voici une petite toile qui a une belle histoire. J’ai été à Paris en 2001 et j’ai rencontré un chanteur de jazz brésilien avec qui j’ai développé très rapidement, l’espace d’un voyage, une profonde amitié. J’avais promis de lui envoyer une toile, mais ne l’avais pas fait. Sept années plus tard (l’an dernier, si vous êtes forts en math), j’ai respecté ma vieille promesse et ai envoyé à Fernando, de retour au Brésil, cette toile, faite dans une soirée de peinture en direct au resto le Patriote. Elle orne maintenant les murs d’une vieille maison dans les montagnes au Brésil et Fernando y voit des symboles, des traces de rêves et des souvenirs heureux.
Improvisation au patriote, toile pour Nando, 24×30 pouces, 2003
tryptique simiesque, 2004
août 2, 2009
Voici trois toiles, qui ,ensemble, forment une oeuvre (tryptique) qui rappelle le singe (simiesque). Joli
La première s’appelle «Autoportrait femme singe au casque de moto». Je suis à la fois coupable et non coupable du ridicule de cette appellation, puisque je n’ai jamais vraiment voulu peindre cette figure. Cette forme apparaissait sur la toile quoi que je fasse. J’ai donc fini par assumer et présenter cet autoportrait ridiculisant.
Femme singe au casque de moto, 36×48 pouces, 2004
La balancigne, 18×36 pouces, 2004
Mère singe face au soleil, 30×36 pouces, 2004
Voici ma préférée des trois. Jeu. Voyez vous la matriarcale guenon? Si non, vous pouvez chercher le singe dans cette toile, passe-temps fort divertissant.
Merci à tous de suivre mes aventures,
Audrey Larouche
Flots et déversements
juillet 31, 2009

Flots et déversements, 2005, 60×84 pouces
Cette toile est ma plus grosse toile, elle mesure 5 pieds par 7 pieds et envahit le salon de Virginie Bouchard Boivin, qui l’a achetée. C’est le genre de tableau qui est sorti par lui-même de ma main. Le type d’oeuvre qui sort très vite, après une série d’oeuvres ratées. On est déprimé, on attend la venue de l’oeuvre qui sort toute seule, et quand elle arrive, on a peur que ça ne revienne plus. Je l’aime beaucoup. La réaction des gens est amusante devant ce tableau. Comme dans tous mes tableaux, le gens voient plein d’affaires, selon leur vécu. Moi, je joue beaucoup sur cet aspect, encore plus dans mon travail figuratif du moment. Je laisse des indices, des yeux, quelques possibilités de nez et votre cerveau fait le reste… Vous voyez comme je m’amuse? Dans flots et déversements, j’ai trouvé drôle de voir plusieurs garçons voir dans la toile une moto, un skidoo ou un moteur d’auto. Un spectateur m’a même montré toutes les pièces du moteur de la moto sur ma toile.
Simple fabulation? Force de l’imagination? Est-ce que les gens voient tout d’abord ce qu’ils veulent voir sur les tableaux?
Non, c’est en vérité un gros mécanicien musclé et sale qui se cache en moi et me souffle à l’oreille des connaissances viriles.
Assumer son fushia
juillet 31, 2009
Assumer son fushia, 2004, 60×64 pouces
Cette toile, très rose, représente le point culminant de la soif de rose qui m’a prise vers 22 ans. Au début, j’étais incapable de placer cette couleur dans mes tableaux, mais j’en mettais quand même. Alors j’ai fait une série de mauvaises toiles roses avant de le maîtriser pour pouvoir assumer publiquement mon côté fushia, d’où le titre de cette oeuvre, qui a d’ailleurs déjà été la vedette d’une étiquette de vin d’appartement. Ce dévoilement d’une féminité disons criante est encore aujourd’hui dans presque tout ce que je fais, en peinture, en sculpture et dans mes spectacles.
Peu d’hommes assument leur fushia, d’où découle la polémique «pour ou contre la chemise rose pour l’homme». Moi, je vote pour, biensûr.
Mes anciennes oeuvres
juillet 28, 2009

Festivités jaunes, 54×60 pouces, 2002
J’ouvre le bal avec la diffusion d’oeuvres faites pour la plupart à l’université, de 2002 à 2005 environ. Bien que je bouille de parler de ce que je fais en ce moment, je veux tout de même présenter mes oeuvres de façon chronologique, en commençant par ma première série d’oeuvres qui se tient.
Ces tableaux sont des abstractions très colorées et très gestuelles, qui ont contribué à purger les émotions vives que je vivais en tant que jeune adulte en quête d’identité et à la sensibilité à fleur de peau.
Elles sont toutes des improvisations, je travaille rarement autrement. Je commençais souvent par vider une partie de mon café sur ma toile, pour ensuite faire une série d’interventions non contrôlées, ridicules ou non, comme courir, sauter puis atterrir sur ma toile en sacrant violemment un coup de pinceau. J’étudiais par la suite ces explosions pour créer les toiles que je livre lentement ici.
Il est logique de commencer par festivités jaunes, une toile que je suis tannée de voir mais qui existe et caractérise très bien ma période jaune. J’ai durant mes études ressenti des besoins intenses de peindre en telle ou telle couleur. Au début de mon bac, j’ai eu la soif de jaune qui m’a fait pondre plusieurs tableaux, dont festivités jaunes. Il a été fait à une époque où marquée par la fête, la musique, les foules et les voyageurs…
Petite toile verte pour Mike Labonté, 2003, 12×12 pouces